Mercredi 23 avril 2008


Syllia recherche un CLAVIÉRISTE sérieux et motivé!



___________



Please scroll down for the english version ! Thanks.



Je n’ai pas de nom.
Je ne suis que le vecteur d’une pensée : Syllia…

    Mon histoire a commencé il y a dix ans. À l’époque, j’étais la même qu’aujourd’hui. Et pourtant, tout était différent : ma tête et mon corps étaient en harmonie à l’époque. J’étais une petite fille comme les autres. Puis tout s‘est mis à changer.

    Alors que je jouais sur ma balançoire, j’ai entendu un bruit. Non… Plutôt une musique… composée de trois instruments. Deux guitares et une batterie très dépouillée jouaient et me transmettaient un phrasé musical que je percevais comme un pleur d’enfant. Instinctivement, j’ai serré les cordes de ma balançoire. Alors que je m’apprêtais à sentir la brûlure de la corde, je fus frappée de surprise : de l’eau coulait entre mes doigts. J’ai regardé en l’air. Les cordes de ma balançoire devenaient liquides, un mince filet d’eau qui pourtant maintenait mon jouet en place. Puis, en face de moi, trois visages se dessinèrent. Puis trois formes : celles de trois musiciens. Aux guitares, les noms de Nico et de Rebelde vinrent à mon esprit. Et à la batterie, un certain Clément.
    De frayeur, je sautai de ma balançoire. Et tout redevint normal. La musique s’arrêta, mais son chant continua à me hanter. Encore et toujours.
    Un an plus tard, alors que je me promenais le long d’un lac, j’entendis à nouveau distinctement cette musique. Mais cette fois-ci, des sons venaient à mon ventre. Des sons graves. Et dans l’eau, je revis les ombres des musiciens. Et un quatrième les avait rejoints. Son nom s’imposa de lui-même dans mes pensées : Max.

    Puis le temps des orages vint. Pendant quatre ans, la pluie n’a pas cessé de tomber. Chaque note se reflétait dans les gouttes d’eau venant s’écraser contre la vitre de ma chambre. Alors que la musique résonnait encore avec acharnement, pendant quatre ans, j’ai observé des formes aller et venir, rejoindre les ombres, puis s’en aller. Le dénommé Nico partit de son plein gré, semble-t-il, puis un certain Julien vint rendre visite à cette musique. Mais les notes qu’il chantait n’étaient pas en harmonie avec les autres. Et son ombre partit à son tour. Puis une autre forme vint apporter une mélodie différente, d’autres sons que je n’avais encore jamais entendus auparavant. Un clavier, répandant des ambiances vaporeuses partout où il allait. Le nom de la forme était François. Et dans ce chaos de sons encore peu précis confondus à l’orage, j’entendis la voix d’une femme. La frêle forme d’où venait ce chant se tenait au milieu des autres. Estelle était son nom. Et l’orage se termina par un dernier coup de tonnerre, par lequel l’ami François dût reprendre la route, seul.

    L’entité qui se tenait devant ma vitre dégoulinante était composée de quatre formes : une voix, une guitare, une basse, et une batterie plus flamboyante que jamais. Estelle, Max, Rebelde et Clément formèrent une entité unique, et un nom pour les désigner vint à mon esprit : Syllia.

    Syllia a chevauché le vent pour faire écouter partout sa musique. Et une première éclaircie vint redonner de la joie dans son cœur : le retour de François, prenant les rênes de la direction du groupe. Mais je compris bientôt que la voix de Syllia n’était pas complète. Et au bout de 9 ans d’existence, les ombres redevinrent chaotiques, et l’orage éclata de nouveau.

    Les ombres d’Estelle et de Rebelde quittèrent l’harmonie de Syllia.

    Attristée de voir ma compagne de toujours ainsi dépourvu, j’ai pleuré des larmes sombres, assise sur ma balançoire. C’est alors que la corde redevint liquide. Je baissai instinctivement la tête et découvrit que mes larmes formaient une petite flaque sombre, dans laquelle se dessinaient non pas trois ombres, mais quatre. Aux ombres de Clément, Max et François vint s’ajouter une quatrième ombre, aux cheveux rougeoyants. Diane était son nom.

    Aujourd’hui, dix ans ont passé. Dix ans depuis la création de l’entité Syllia, et la tempête n’est toujours pas apaisée. Mais une éclaircie rassurante est venue briser l’harmonie du chaos. L’ombre d’une guitare, rageuse et mélancolique à la fois, vint enlacer les vibrations de Syllia. J’ai appelé cette ombre Antony.

    Les ténèbres sont toujours autour de moi aujourd’hui. Mon corps n’a pas changé, mais mon visage est devenu celui d’une femme. Je n’ai pas de nom. Pas d‘identité. Dans ma tête dansent les ombres de cinq personnes : Diane, Anthony, Clément, Max et François. Et quand je veux les voir, je regarde les flots d’une mer, les eaux sombres d’un lac, les perles de mes yeux ou les larmes du ciel. Et dans toute cette eau, ce ne sont plus ces ombres que je vois.

    C’est Syllia…




I don’t have a name.
I’m only the vector of a thought : Syllia...

    My story begun ten years ago. I was the same as today, then. However, everything was different : my head and my body were in harmony at the time. I was a little girl like every other little girl. Then everything has started to change.

    While I was playing on my seesaw, I heard a noise. No.... it was rather a music... composed of three instruments. Two guitars and very low-key drums were playing and transmitted me a musical phrasing I sensed as a child’s cry.
Instinctively, I squeezed the seesaw’s ropes. While I was ready to feel the burn of ropes, I felt startled : water was running through my fingers. I looked up. The seesaw’s ropes were becoming liquid, a thin dash of water which still maintained my toy up. Then, in front of me, three faces appeared. Then three shapes : three musicians.
To the guitars, the names of Nico and Rebelde came to my mind. To the drums, a so-called Clément.
   Afraid, I jumped off the seesaw. Everything became normal again. Music stopped, but its melody kept on haunting me. Again and again.
    One year later, while I was walking along a lake, I clearly heard this music again. This time, sounds were coming to my belly though. Low sounds. And, in the water, I saw the musicians’ shadows again. A fourth one had joined them. His name intruded in my mind : Max.

    Then, stormy times came. During four years, rain never ceased to fall. Each note was reflected in the water drops that were hitting my room’s window. While music was still resounding doggedly, during four years, I observed shapes come and go, join shadows, and go away. The so-called Nico left the band willingly, seemingly, and a so-called Julien came to visit this music. But the notes he was singing didn’t hold with the other ones. And his shadow left too. Then another shape came to bring a different melody, other sounds I had never heard before. Keyboards, spreading etheral atmospheres everywhere it was going. This shape’s name was François. And, in this disorganized chaos, merged with storm, I heard the voice of a woman. The frail shape where this melody was coming from was standing mid-others. Estelle was her name. And the storm ended with a last clap of thunder, which made François go away, alone.

    The entity which was standing in front of the soaking window glass was made of four shapes : a voice, a guitar, a bass, and brand new drums. Estelle, Max, Rebelde and Clément formed a sole entity and Syllia came to my mind to name it.

    Syllia rode wind to spread her music everywhere. And a first bright spot brought joy back in her heart : the return of François, becoming the band’s manager. But I soon understood that Syllia’s voice was not complete. And, after nine years of existence, shadows became chaotic again, and storm broke again.

    Estelle’s and Rebelde’s shadows left Syllia’s harmony.

    Saddened to see my all-time friend so destituted, I cried dark tears, sitting on my seesaw. Then, ropes became liquid again. I instinctively bended my head and saw that my tears had formed a small dark pond, in which not only three, but four shapes were visible.A fourth shadow, red-haired, had joined Clément, Max and François. Diane was her name.
    Today, 10 years have gone. 10 years since the creation of the entity Syllia, and the storm has still not calmed down. But a reassuring bright spot has broken chaos’ harmony. The shadow of a guitar, both furious and melancholic came to embrace Syllia’s vibes. I called this shadow Anthony.

    Darkness are still around me today. My body didn’t change, but my face has became the face of a woman. I don’t have a name. No identity. In my head, the shadows of five persons are dancing : Diane, Anthony, Clément, Max and François. And, when I want to see them, I just look at sea waters, dark lake waters, the pearls of my eyes or sky’s tears. And, in all this water, these are not shadows I’m seeing anymore.

    It’s Syllia...



Par Syllia - Publié dans : Syllia...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

un peu de musique

"Angoisse" - Syllia - 2007

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus